|
Les six dissonances de 2010
que peut-on en attendre? la suite... Pour bien évaluer l'impact et l'intensité de ce qui vient, on n'a qu'à observer la période actuelle pour constater que pendant une année pourtant dominée par des harmonies on parle déjà de crise alimentaire mondiale et de choc pétrolier comparable aux deux premiers. Il faudrait être bien optimiste, ou alors bien naïf, pour croire que pendant de lourdes dissonances les choses pourraient s'améliorer ou, au minimum, ne pas se dégrader davantage. La dissonance la plus lourde à venir étant la quadrature Uranus/Pluton, il faut donc se tourner vers les entités pouvant être influencées par elle pour déterminer où ses effets se feront sentir avec le plus d'intensité. Dans cet aspect il y a à la fois les valeurs représentées par la combinaison des deux planètes, essentiellement le cycle Uranus/Pluton dont la dernière conjonction remonte à la fin des années 60, et celles en particulier représentées par Pluton puisqu'elle en canalise les effets. Mais ici, on entre dans une partie de l'interprétation parmi les plus aléatoires parce que chacun peut avoir sa vision des choses. Il n'y a donc d'autre choix que de suivre l'interprète dans son cheminement et ses observations, quitte à en rechercher d'autres pour diversifier les sources et tenter d'en faire une synthèse. Les seules confirmations possibles sont celles de la réalité, et la seule façon de savoir si ce qui a été annoncé est conforme est d'attendre... la fin de la période. Comme en météo où parfois on annonce des manifestations exceptionnelles mais qui ne se concrétisent pas entièrement. Dans le cycle Uranus/Pluton, du moins le dernier auquel il a été possible pour une bonne partie de la population actuelle d'assister et qui s'est produit en Vierge, il y a eu un choc culturel pour la génération d'après-guerre, la première grande manifestation planétaire depuis l'entrée dans l'ère du Verseau, une révolution dans la manière de voir les choses et une révolte contre tout ce qui pouvait brimer la pensée et le droit d'expression, surtout envers les régimes totalitaires et toutes formes de dirigisme. Dans un certain nombre de cas il y eut des libérations diverses, une amélioration des droits individuels et une accession plus grande à la culture là où il n'y en avait peu ou pas, tandis que dans d'autres il y eut des réformes dans le domaine du travail et de la santé représentés aussi par la Vierge. Mais tout cela s'accompagna de répression et de fortes résistances faisant payer le prix fort aux contestataires et aux révolutionnaires. C'est avec cette influence que la Chine commença à prendre son envol avec la visite historique de Nixon au pays de Mao (on notera la forte influence de la Vierge, de Pluton et du Capricorne dans le thème des deux hommes), et plus tard avec celle de Pierre-Elliot Trudeau (Pluton culminant) menant à une plus grande ouverture, timide au début, puis allant en s'accentuant à mesure que les dirigeants chinois voyaient les devises étrangères affluer au pays et leurs produits s'exporter un peu partout. La culmination de cette influence planétaire eut lieu au milieu des années 90 avec le sextile Uranus/Pluton menant non seulement à l'entrée massive de la Chine dans le monde des grands, mais encore à sa domination, du moins, au niveau de la production de biens de consommation. De l'intérieur, les Chinois développaient leur propre pays à un rythme considérable avec une croissance annuelle dépassant de beaucoup celle de autres pays industrialisés. Comment alors interpréter la prochaine quadrature Uranus/Pluton en regard cette puissance, sinon en prévoyant une phase de grande contestation, intérieure d'abord avec des manifestations de grande envergure envers le pouvoir central en vue d'obtenir plus d'autonomie, plus de services, plus de liberté, plus de droit de regard sur le développement, extérieur ensuite dans la mesure où le monde libre (Uranus) avec les États-Unis en tête pouront se dresser contre elle et faire bloc contre ses politiques et même contre ses produits. On peut donc prévoir avec une assez grande certitude pour cette nation, mais nécessairement aussi pour le monde dont elle fait partie, une période de quelques années faite d'incertitude, d'angoisse, de recul, de revirements, de déceptions, pour utiliser les termes les moins sévères, mais sûrement aussi de confrontation, de dégradation, d'anarchie et de bouleversements. La première conséquence de toutes ces manifestations sera sûrement un mouvement de fermeture et de retrait rendant les relations avec les autres pays plus difficiles, mais aussi toutes les relations personnelles et industrielles tissées avec le mouvement d'ouverture. On peut donc prévoir que le simple fait d'entrer en Chine ne serait-ce que pour visiter deviendra beaucoup plus difficile, mais davantage encore pour y faire des affaires. Si on a longtemps dit de ce pays qu'il était impénétrable, il le redeviendra sûrement pendant quelques années, le temps de passer la crise. L'autre entité que l'on peut identifier à l'influence plutonienne est le continent africain qui n'a pas besoin de cette autre tuile dans son cheminement pour trouver son équilibre. On peut donc prévoir pour cet ensemble d'abord des contributions moins généreuses tant de la part des pays que des organisations humanitaires puisque cette grande crise aura aussi des répercussions très défavorables sur la marge de manoeuvre des individus et des nations. Il risque donc aussi, comme la Chine, mais pour d'autres raisons, de connaître l'isolement. Quant à l'intérieur, on peut penser que les foyers de discorde pourront se multiplier et que de nombreux pays ou des peuples pourront s'affronter dans un modèle qui se traduit, la plupart du temps, par des millions de personnes qui se retrouvent sans abri, sinon qui y laissent leur vie. Là comme dans tous les points chauds de la planète, les Nations Unies auront une capacité réduite d'intervenir efficacement pour sauver des populations entières, alors que cela est déjà difficile en temps d'abondance. D'ailleurs, pour cette organisation comme pour toutes les autres à caractère humanitaire, le nerf de la guerre sera plus que jamais celui de l'argent puisqu'au-delà du politique, mais intimement lié à lui, l'économie mondiale est au bord d'un désastre que l'on ne pourra qualifier très exactement qu'une fois terminé, mais que l'on peut déjà prévoir comme étant sans précédent. En dehors de toutes les pertes occasionnées par le ralentissement économique - disons carrément le recul - et donc par l'affaiblissement du pouvoir d'achat des individus et des collectivités, par les pertes d'emploi, par l'augmentation des charges étatiques, il faut prévoir également des pertes considérables dues cette fois à la destruction aveugle découlant de mouvements de masse, de soulèvements populaires, d'affrontements directs, d'actes de rébellion, tout cela se chiffrant déjà en milliards de dollars bon an mal an lorsque les conditions célestes sont plus favorables que difficiles, lorsque les dissonances sont équilibrées par des harmonies ou qu'elles sont peu nombreuses (n'a-t-on pas chifffré la destruction au Liban seulement lors du dernier affrontement avec Israël à 4 ou 5 milliards?). Sur l'ensemble de la période 2010-2015 serait-il réaliste d'entrevoir un chiffre aussi considérable que plusieurs centaines de milliards seulement en destruction de ponts, de routes, d'habitations, d'édifices, certains ayant une valeur inestimable et faisant partie du patrimoine mondial? Quant aux vies humaines et aux blessés, cette fois il faudra compter avec l'unité de base d'un million. Vision pessimiste? négativisme? extrapolation fantaisiste? sensasionalisme? L'auteur de ces lignes se décrit comme étant généralement beaucoup plus optimiste que pessimiste, mais en même temps réaliste. Lorsque la météo annonce une tempête elle le fait sur la base d'une assez grande certitude découlant des expériences passées. L'interprétation des configurations planétaires n'est autre qu'une projection vers l'avant de ce qui s'est déjà produit dans le passé; ni plus ni moins, quoique si l'interprète a un esprit sensibilisé d'abord à la difficulté il risque d'en rajouter. Ici, toutes les conditions sont réunies pour qu'on ne puisse pas passer à côté : il y a à la fois la puissance et la concentration, deux conditions incontournables dont les effets sont cumulatifs. Le moins que l'on puisse dire, en évaluant la valeur de chacune des planètes en cause dans cet aspect planétaire, est qu'elles contiennent toutes deux un très haut niveau de passion, d'exaltation, d'extrémisme, d'abolutisme, plus chaud, plus vif, plus exalté et plus expéditif avec Uranus, plus froid, plus profond, plus cynique et plus organisé avec Pluton, l'expression « solution finale » pouvant s'appliquer avec justesse pour en décrire la manière d'opérer et les conséquences. L'effet principal de la première quadrature d'un cycle étant de remettre en cause les acquis et les raisons qui ont mené à l'établissement de règles, de procédures ou de principes devant éventuellement servir de guide ou de paramètres, on peut penser que dans les domaines concernés de la culture, du travail et de la santé tout ce qui a été fait depuis quarante ans sera contesté et que l'on voudra réformer... les réformes engendrées lors de la conjonction et les ajuster aux nouvelles réalités, le tout se faisant dans un contexte d'anarchie pendant lequel justement les paramètres, les balises, ou les règles perdront leur statut. Il ne faudra donc pas s'étonner que dans tous ces milieux on fera des démarches pour se repositionner par rapport à ces aspects de la vie et qu'il sera proposé une multitude de nouvelles approches qui, pour la plupart n'en seront pas vraiment, le génie humain accouchant souvent de nouvelles manières de voir ou de faire les choses qui n'ont de nouveau que la formulation. Mais le changement est nécessaire car il pemet d'évacuer toutes les frustrations, sauf que celui résultant de la dissonance est plus douloureux que celui proposé en temps d'harmonie. Quant au mode d'action représenté par les localisations où la dissonance se produira, il sera de type impérieux et totalitaire puisque l'aspect se formera dans l'axe des deux signes Cardinaux les plus représentatifs de la volonté d'affirmation : le Bélier et le Capricorne, deux bêtes à cornes pouvant être figurées idéalement par les combats de boucs pour la suprématie d'un troupeau. Heurts directs, violents, énergie de vaincre au maximum, Uranus pouvant s'identifer idéalement au Bélier et Pluton au Capricorne : deux formes d'énergie dans lesquelles tout ce qui se rapporte à l'instinct de survie et de domination ne laisse à-peu-près aucune place à la raison et au bon sens. Face à ces perspectives l'individu peut-il se préparer et poser des gestes concrets en vue d'affronter la tempête? Sans doute autant que les habitants des littoraux qui affrontent les ouragans ou les typhons : avec les moyens du bord et en s'en remettant au ciel. Au plan financier, au moins, il serait recommandé ici de ne pas alourdir le fardeau à long terme et de bien y penser avant d'engager des sommes non essentielles et de vider les cartes de crédit le plus possible. Pour le reste, ce qui vient est trop gros et dépasse les individus; il faudra attendre et voir le temps venu... Suite et fin le 30 septembre. Jacques Cyr
|