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L'opposition de Pluton
Alors que les divers gouvernements d'ici et d'ailleurs s'interrogent et même s'inquiètent de la survie des différents plans comme le RRQ au Québec, la pension de vieillesse au fédéral ainsi que divers régimes de retraite mis en place à une période où la main- d'oeuvre était abondante et les cotisations suffisantes pour faire face à l'avenir, la perspective de voir cette main d'oeuvre diminuer progressivement dans un avenir pas très lointain en même temps que la population est appelée à vivre plus longtemps appelle des ajustements immédiats si on veut que les jeunes qui entrent sur le marché du travail aujourd'hui puissent eux-aussi avoir une retraite suffisante le moment venu. Dans le même ordre d'idées, mais sur un autre plan, il y a un phénomène astronomique qui revêtira une très grande importance sur le plan astrologique : l'opposition de Pluton à sa propre position dans les thèmes individuels, ce qui semblait bien peu probable lors de sa découverte, mais qui deviendra, à cause du nombre, un phénomène social de première importance dont il faudra tenir compte dans les projections. Dès le départ, il avait été établi que la nouvelle planète avait une orbite se situant autour de 240 ans, mais ce que l'on ne savait pas, au début, c'était à quel point elle était elleptique, par conséquent inégale. Les premières projections donnaient donc le premier sextil vers l'âge de quarante ans, la première quadrature autour de la soixantaine, et l'opposition autour de 120 ans, ce qu'un nombre rarissime de personnes pourraient atteindre. Avec des calculs de plus en plus précis et la parution des premiers livres d'éphémérides couvrant le vingtième siècle au complet, on s'aperçut alors qu'au moment de sa découverte la marche de Pluton à travers le zodiaque (ne pas confondre avec son déplacement dans le ciel) était la plus lente, pour ensuite augmenter sa vitesse de croisière comme vous pourrez le constater dans le tableau suivant :
Pendant quelques années, de 1975 à 2010, cette orbite s'est même retrouvée à l'intérieur de celle de Neptune, ce qui a correspondu avec un déplacement de Pluton paradoxalement plus rapide que celui de Neptune, et c'est ce qui explique l'étirement exceptionnel du sextil Neptune/Pluton puisqu'il a commencé à peu près au moment où Pluton avait une orbite proche de celle de Neptune. Les conséquences de ces observations seront nombreuses, à commencer par la perception visuelle qui découle de la juxtaposition de ses phases avec celles des autres planètes lentes, tel que décrites dans le tableau suivant, mais surtout par l'addition de ses influences tantôt harmoniques, tantôt dissonantes. Considérant que chacune des phases des planètes lentes est importante, celles de Pluton le sont également et d'une manière très significative. Le cycle très irrégulier de Pluton amène donc des réaménagements considérables dans la répartition des étapes majeures de la vie. Dans le tableau suivantnt on voit les âges où les quatre premières phases du cycle de Pluton arrivent à échéance en correspondance avec les années de naissance du vingtième siècle par tranches de dix ans :
La reconnaissance des cycles planétaires dans la vie individuelle et collective, qui a été certainement un des plus grands pas dans l'évolution des connaissances astrologiques du vingtième siècle, a permis de dresser des tableaux faisant ressortir des échéances majeures pour tous, et constantes à travers les âges puisque les déplacements des autres planètes le sont. Elles se décrivent comme des échéances incontournables, des étapes cruciales auxquelles personne n'échappe d'un point de vue chronologique, mais d'une manière variable en fonction de plusieurs facteurs. Tableau des phases majeures de la vie
Plusieurs observations découlent de l'examen de ce tableau, certaines avec une grande évidence, d'autres pouvant susciter des interrogations dans des disciplines majeures. Par exemple, dans ce dernier cas, l'influence de Pluton étant de plus en plus identifiée à une action de régénération des cellules, pourrait-on déduire, par analogie, que le cycle plutonien évoluant plus rapidement pour les personnes nées après 1950 que pour celles nées avant, que les premières connaîtront un processus de développement de la vie plus rapide, surtout dans les domaines reliés à la planète comme la sexualité, la combativité, l'expérimentation, l'affirmation de soi, etc.? Dans un sens proche, pourrait-on observer une croissance plus rapide des maladies dégénératives, ou alors une apparition plus précoce de celles-ci, compte tenu du fait, par exemple, que lors de la première quadrature du cycle de n'importe quelle planète lente des symptômes de déséquilibres peuvent se manifester avec plus d'intensité que lors du premier sextil? Ce qui apparaît plus certain, en revanche, c'est que les générations nées entre 1950 et 1990 pourront arriver à la phase de développement que représente le sextil avant la trentaine et manifester alors les meilleures dispositions de la planète : combativité, esprit d'entreprise, désir d'occuper une place, créativité, contestation de ce qui est désuet, implication sociale dans le processus de régénération des forces vives de la société, sensibilisation au recyclage. Dans un sens proche, il est curieux et intéressant de noter que les personnes nées entre 1950 et 1970, la génération d'après-guerre surnommée les "baby boomers", est la première à pouvoir bénéficier d'une retraite plus rapide que celle qui les a précédée. La notion de retraite à 55 ans avec des avantages sociaux bien garnis correspond à peu d'années près avec l'arrivée des gens nés autour de 1950 à ce stade de leur vie. On s'aperçoit alors que le trigone de Pluton, pour ces personnes, se produit à peu près en même temps que les très bénéfiques trigones d'Uranus et de Neptune à leur propre position, ce que j'ai déjà dérit comme « l'heureuse cinquantaine ». Par ailleurs, dans le même tableau, on constate que les personnes nées entre 1960 et 1980 connaîtront leur première quadrature avant la quarantaine, ce qui peut se définir à la fois comme un avantage et comme un inconvénient. L'avantage, par rapport aux personnes nées dans les années 40 et celles qui sont nées dans les années 90, c'est que la quadrature n'arrivera pas à échéance en même temps que les grandes dissonances du début de la quarantaine formées par les autres planètes lentes, ce qui aura pour effet de l'isoler en quelque sorte et d'en limiter les effets, tout en ayant un mouvement d'évolution plus rapide. L'inconvénient, c'est évidemment que les promesses reliées à cette dissonance se manifesteront plus tôt en destinée, et quand on sait quelles conséquences peuvent en découler, dans les cas les plus sévères, on comprend que quiconque peut souhaiter repousser cette échéance le plus loin possible. Pour les personnes nées après l'an 2000, le cycle tendra à s'étirer de plus en plus pour atteindre son maximum quelque part autour de l'an 2100. Entretemps, une autre des grandes observations découlant de l'examen de ce tableau, et sans doute la plus importante, c'est que plusieurs générations complètes connaîtront l'opposition de Pluton, c'est-à-dire les personnes nées après 1920 jusqu'à celles nées autour de 1970, ce qui aurait été doublement impensable en remontant dans le temps puisque l'espérance de vie était plus limitée, mais aussi que pour un grand nombre l'évolution du cycle de Pluton ne le permettait pas. On peut donc prévoir, dès maintenant, qu'entre 2010 et 2050 la population globale sera plus affectée entre l'âge de 85 et 90 ans en raison de cet ajout supplémentaire que représentera l'opposition de Pluton, à une période de la vie où la santé physique et les conditions d'existence sont déjà plus précaires. Il ne s'agit pas d'être alarmiste ici, mais seulement de constater que quelques-unes des générations actuelles et à venir devront composer avec une échéance majeure supplémentaire, avec toutefois l'avantage d'en connaître les développements et les conséquences possibles. Si l'opposition contient les même promesses que la quadrature - et rien ne permet de croire que ce ne sera pas le cas - il faudra prévoir des services et des soins supplémentaires pour la population viellissante. Mais il n'est pas sûr que la reconnaissance de l'impact des influences astrales sur la destinée soit reconnu d'ici là, et sans doute pourra-t-on attribuer les inconvénients observés à cette époque-là aux difficultés courantes de la vie, au stress de la fin du millénaire, etc. Sur le plan individuel, chacun pourra en tirer les conclusions qui lui conviennent, possiblement en pensant qu'il ne sert à rien de s'en faire avant le temps, et que de toute façon, même avec une espérance de vie qui s'allonge, nul ne peut prétendre atteindre cet âge vénérable avec certitude. Le moins que l'on puisse faire alors c'est au moins de faire un effort pour comprendre le système qui nous régit. Jacques Cyr
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